BIOGRAPHIE

RACONTER VOTRE VIE, J’ÉCRIS VOTRE BIOGRAPHIE

COMMENT CELA SE PASSE-T-IL ?

Nous nous rencontrons une première fois par téléphone ou en face à face. Vous me présentez votre projet, je vous explique mon travail. Bien sûr, cette première rencontre est gratuite. A la suite, je vous envoie un contrat de prestation personnalisé. Enfin, une fois que vous êtes décidé pour écrire avec moi le livre de votre vie, nous nous rencontrons régulièrement, à votre rythme (une fois par jour, une fois par semaine, une fois par mois …)

UNE SÉANCE DE TRAVAIL SE DÉROULE EN 2 TEMPS :

• une discussion ensemble, 1heure (minimum) à 2 heures (maximum)
• rédaction, moi seule.

Par exemple, vous décidez que nous nous voyons 2 lundis par mois pour une discussion de 2 heures. Nous commençons alors par lire le texte de la séance précédente pour le compléter et le corriger ; puis nous continuons le récit de la suite des événements.
A la fin des 2 heures, je rentre dans mon atelier pour 2 heures d’écriture.
Je vous envoie le tapuscrit de notre séance, à une date convenue, et ainsi de suite…

A CHAQUE SÉANCE, VOUS VOYEZ VOTRE LIVRE ÉVOLUER,
VOUS POUVEZ LE CORRIGER, LE MODIFIER, L’ENRICHIR.

LIVRAISON DU TAPUSCRIT :

Je livre un tapuscrit, correctement présenté et rédigé. Il vous appartient ensuite de le faire corriger et maquetter. Si vous souhaitez un livre se rapprochant d’un format librairie, vous pourrez le faire imprimer.

Couverture Alberti

LIEN VERS DES SITES D’AUTOBIOGRAPHIE :

LIEN VERS LE SITE D’UN IMPRIMEUR ÉDITEUR :

EXTRAITS DE BIOGRAPHIES :

Peu à peu Mathilde s’habitue au mode de vie tonkinois, à ce monde inconnu dont elle ne parle pas la langue. J’imagine qu’elle est initiée au cérémonial du bétel qui ouvre les fêtes et discussions importantes. On attribue au bétel, symbole d’amour, de fidélité, de fraternité et de bonheur, la faculté d’ouvrir l’esprit. Une chique de bétel est composée de 4 éléments : une noix d’arec pour son goût sucré, un peu de pâte de chaux pour sa chaleur, un morceau d’écorce de d’Artocarpus pour son amertume, le tout enroulé dans une feuille de bétel dont le piquant relève l’ensemble. Pendant les fêtes traditionnelles, tout le monde mâche le bétel. Une autre tradition l’étonne : le laquage en noir des dents des jeunes femmes. Cette laque noire confectionnée à partir d’alcool de riz, de limaille de fer, de vinaigre et d’extrait de plantes a la faculté de protéger l’émail des dents et de leur donner une belle couleur noire et brillante, masquant ainsi les traces brunes laissées par la chique de bétel. Ma grand-mère a eu, elle aussi, les dents laquées noir, qui lui donnait un sourire surprenant. A mon dernier passage au Viêt-Nam, j’ai rencontré quelques vieilles femmes perpétuant encore cette coutume.

 

…/…

 

Pendant ces vingt deux années « turques », Henri est revenu en France cinq/six fois. Lors de son dernier voyage en bateau entre Istanbul et Marseille, comme à son habitude, il fait escale à la librairie du port, rue Paradis. Musardant entre les rayons, il converse avec la jeune vendeuse sur l’avenir sombre et incertain. La guerre est leur plus proche horizon.

Comme il n’a pas fait son service militaire, il est appelé, peu après, sous les drapeaux. A 40 ans,il est affecté à l’Etat-major. Un de ses collègues de la Communauté lui propose de se lier à une marraine de guerre et Henri commence à correspondre avec Adolphine. Elle est de 17 ans sa cadette et ses lettres pleines de vie et enjouées lui donne envie de la rencontrer.

Le rendez-vous a lieu, à Paris, sur les Grands Boulevards, au Café Brébant. “Il sera en uniforme, elle portera un petit chapeau noir”, se sont-ils écrits.

C’est un dimanche après-midi, il y a foule, et toutes les tables sont prises. Cherchant une place, Henri s’élance et bouscule une petite femme au chapeau noir. Tout en s’excusant, il la regarde de plus près se demandant où il a déjà bien pu voir ce visage doux et déterminé. Son expression ne lui est pas inconnue. À son regard étonné, il comprend qu’elle aussi le reconnaît. Hésitant, il se présente : Henri Xxx, dit-il, se penchant légèrement en avant.

– Adolphine Xxx, répond-elle avec un large sourire. C’est donc vous, mon mystérieux correspondant ?

– Eh oui, répond-il avec malice. Ici, c’est moins calme que la rue Paradis à Marseille. Mais oui, c’est bien moi !

– Je suis tellement contente, s’exclame-t-elle en rougissant.

Ils s’installent et évoquent avec amusement leur première rencontre à Marseille, à la librairie, et s’étonnent du hasard de leurs retrouvailles. Cette coïncidence incroyable est devenue la légende de la fondation de la famille.

Leur correspondance reprend puis Adolphine et Henri décident de se marier. Profitant de l’héritage reçu à la disparition de ses parents et des louis d’or, qu’il a ramenés de son aventure turque, dissimulés dans les semelles de ses chaussures, ils achètent un vieil immeuble à Choisy le Roi. 

 

…/…

 

En 50, le Bac se pointe. Travailleur mais pas doué, j’étais très angoissé par cette échéance. Nul en latin, bon en maths, j’obtiens, avec l’indulgence du jury, la 1ère partie du Bac. L’épreuve réussie, je n’ai pas envie de poursuivre sur la 2ème partie de Bac. Je lisais les romans de Cesbron à l’époque dont les héros, les prêtres ouvriers m’impressionnaient et me faisaient me poser beaucoup de questions. Dans la famille, Edouard était le plus proche de la foi, c’était plutôt à lui auquel on pensait pour un engagement religieux. Toutefois, je pose la question à mes parents « Peut-être que je pourrai devenir prêtre ? » Mes parents surpris mais respectueux de mon élan me proposent d’y réfléchir.

La soutane, c’était pas mon truc, le culte non plus, le culte m’a toujours souverainement emmerdé. Je trouve que ce qui est essentiel c’est la théologie, l’exégèse et leur application dans le quotidien, dans une vie active. Ce qui m’importait était de vivre l’évangile avec les gens. La mission de France (forme et envoie ses prêtres christianiser tous types de populations, étrangères, acculturées, ouvrières) me semblaient le plus proche de cette approche. J’écris au supérieur du séminaire de la Mission. En réponse, j’apprends qu’avant d’intégrer le séminaire, il faut avoir travailler un an en usine. Comme je ne me voyais pas manœuvre en usine j’ai cherché une autre voie. Cette fois, je contacte Le Pradospécialisé dans l’accompagnement des jeunes en difficulté sociale. Accepté, je rejoins l’école, mais n’y reste que trois jours. Impossible de vivre avec une soutane. Mes parents encaissent le coup et acceptent de payer le voyage retour. Pour moi, c’était une grande déception, j’étais confondu, j’en tombe malade.

Alors, un vicaire de notre paroisse me conseille « Mais pourquoi ne pas intégrer le grand séminaire de Nantes ? En attendant tu pourrais travailler comme instit, passer ton 2ème Bac et entrer au grand séminaire en septembre ». Conseil que j’ai suivi et qui m’a mis sur la voie. Sauf que je n’ai pas passé la 2ème partie du Bac, par flemme sans doute, mais aussi surtout pour éviter d’être nommé instit ou professeur dans l’enseignement libre.

Au grand séminaire de Nantes, j’avais 21 ans. Là, je me retrouve avec des plus jeunes de deux ou trois ans passés par le petit séminaire et déjà bien formatés. J’arrivais d’une vie complètement libre et portais cette liberté comme un étendard revendiquant un droit à la critique et à la dérision. D’emblée cela me positionne intello-bourgeois, parmi les mecs qui ont du répondant. Pendant trois ans, je poursuis mes études, prend la soutane la dernière année et pars à l’armée comme civil.

 

…/…

 

Tout apprendre pour prendre l’ultime décision !

– Connaissez-vous les signes de correction typographique ?

– Avez-vous appris la comptabilité ?

– Savez-vous corriger des épreuves de photogravure ?

– V …

 

Il bafouille, cherche, il répond : non, rien, peu … 

– Au fond, … vous ne savez rien faire ! 

La sentence claque comme un drapeau. Il réalise, tout à coup, que connaître l’histoire de la république florentine après la chute des Médicis ou pouvoir débattre sur le principe d’indifférence chez Camus ne lui sera d’aucun secours. Il réalise, là, à ce moment précis, au cours de son entretien d’embauche, assis en face du patron fondateur d’une petite maison d’édition de province, que ses trois diplômes de niveau « maîtrise », les quatre langues qu’il parle couramment, plus deux autres qu’il est capable de lire, ne lui sont d’aucune utilité. Non, il ne sait rien sur la typo .. gravure … offset … Déterminé, il regarde cet homme, faisant passer dans son regard toute son envie de travailler dans l’édition. L’homme s’attarde, le dévisage longuement et, finalement lui dit : vous avez une bonne tête, je vous embauche !

Il apprend le métier avec passion, son patron satisfait, lui confie des responsabilités plus importantes. Déjà, au bout de dix huit mois, le bruissement de la ville lui manque, sa petite vie dans une petite ville de province l’ennuie ferme. Où aller au cinéma, écouter du jazz, voir des expositions ? Avec qui parler de tout çà ? Comme ses grands parents en leur temps, il est attiré par l’effervescence culturelle, il a envie de monter à la capitale, d’être dans les lieux de la connaissance, de la modernité, de l’urbanité. 

C’est alors que son patron lui propose de prendre sa succession. C’est, assurément, une proposition valorisante et très tentante … mais il ne peut, ni ne veut vivre en province. De cette proposition nait le rêve d’avoir sa propre affaire, sa frustration de ne pas se sentir complètement libre grandit. 

Il cède à l’appel de la Ville et obtient un poste comme directeur éditorial d’une grande maison d’édition parisienne. A 25 ans, en 1970, il vit le moment le plus flamboyant de sa carrière : en relation avec des auteurs et artistes connus, à la tête d’une équipe aussi intelligente que nombreuse, en charge de budgets importants, responsables de très grands projets…